Box Office #1 - 04/11
En Avril, il y a eu aussi...
Philibert - Les Aventures du Capitaine Puceau -
(-)
...ou comment tenter une remise au goût du jour du film de cape et d'épée. C'est absurde, potache, kitschissime à souhait, ça rame dans tous les sens, et ça en devient franchement comique. Navrant, en un sens. Mais comique. Un film qui se moque à la fois du genre qu'il parodie (donc auquel il rend hommage) et de lui-même, c'est casse-gueule.
Scre4m a réussi, lui... Philipert, en revanche...
Morning Glory -
(+)
Elle avait pourtant du potentiel, cette comédie prometteuse autour du revival d'un télématin en perdition. Las! Le film peine à décoller, aligne ses séquences sans réelle inspiration, confère un certain vague-à-l'âme au fil des errements désoeuvrés de ses acteurs dans les coulisses déprimantes du show qui rame à mort. Malgré tout, une certaine fraîcheur vient relever le tout, le cast est attachant, et la dernière demi-heure emporte l'adhésion (il était temps). Amusant, attachant, sympathique, mais loin d'être aussi revigorant qu'il aurait dû être.
Dommage.
Source Code -
(++)
Encensé, comparé (à tort?) à Inception, le dernier film de Duncan Jones délie les langues et suscite le débat. Pour vous livrer un avis complet, étayé, il me faudrait le revoir (ce qui arrivera peut-être d'ici la fin de l'année). Pour l'heure, je peux en tous cas vous dire que j'ai préféré ce Source Code à Inception, s'il faut absolument les mettre en concurrence (mais pourquoi, enfin?), plus digeste, plus léger, plus accessible, plus lisible... jusqu'à son dénouement, qui se la joue méga-multiple-twist-philosophico-quantique et qui déstabilise complètement. L'ensemble du film passionne, la multiplication des séquences dans le train ne lasse jamais (sacrée prouesse), Jake Gyllenhaal explose, Vera Farmiga irradie... Un méga coup de coeur que ce Source Code, intense, remuant, poignant.
De la très belle SF.
La Proie -
Thriller âpre, brute, efficace, impeccablement réalisé et porté par un casting au diapason. Dupontel est exemplaire, Taglioni convaincante, Debac glaçant. L'enquête, passionnante, est à l'image de cette double traque, menée tambour battant, haletante. Si le telescopage des deux "affaires" est brillant, la première partie, en prison, dérange, tant la violence qu'elle reflète est criante de vérité, abjecte. Elle dérange aussi en ce qu'elle semble un peu déconnectée du reste, comme un plaidoyer taciturne à l'encontre de l'univers carcéral, pas complètement assumé, plus démonstratif qu'autre chose. Mais le seul vrai point noir du film, c'est son final, tiré par les cheveux, d'une part, et insatisfaisant d'autre part.
Demeure une oeuvre aboutie, prenante, qui tient ses promesses.