X-Men First Class - Witness the moment that will change our world

Publié le par Ashtray-girl

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 Vu le 05/06/11

 

 

 

 

 

Une critique, parce que X-Men First Class a définitivement la classe!

 

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Les X-Men et moi, on n'a jamais été très copains. Lacune culturelle de ma part, ou bien ratage cinématographique d'autre part, les mutants n'ont jamais réussi à me convaincre, malgré quelques séquences spectaculaires dans les X-Men 2 & 3. Pourtant, la révolution, côté adaptation de comics, est en marche depuis quelques années, comme si la grande industrie du cinéma avait enfin assimilé le concept selon lequel pour faire honneur à l'esprit des comic-books, le spectacle seul ne suffit pas. Il faut aussi un peu de profondeur, et pas mal de psychologie, pour garder emblématiques des personnages parfois tombés en désuétude. Après les succès tant critiques que publics de Watchmen (Zack Snyder), Batman (Christopher Nolan) ou encore Iron Man (Jon Favreau) - pour ne citer que les meilleurs - c'est au tour de Matthew Vaughn de hisser son adaptation au rang des meilleures avec X-Men First Class, relançant ainsi la saga dernièrement mutilée par un Wolverine déplorable.

 

La mode est aux reboot. Procédé plus marketing que créatif, dont les producteurs n'hésitent pas à user pour relancer un produit proche de la date de péremption en en changeant la dernière recette en date, au détriment des fans, le plus souvent. Parfois, néanmoins, c'est un mal pour un bien. A l'image de ce First Class qui aurait pu souffrir de l'ombre de ses prédécesseurs, mais qui en fait finalement table rase, sans pour autant s'en affranchir complètement (il ne garde que le meilleur). Aux oubliettes les adaptations de Bryan Singer, Gavin Hood et autres Brett Ratner. Matthew Vaughn reboot avec classe. Exit les lourdeurs scénaristiques, les dialogues risibles, les personnages approximatifs, les enjeux insipides. En remontant dans le temps, X-Men s'offre un incroyable lifting, ironiquement, et met en lumière les deux pères fondateurs de ce microcosme mutant: les iconiques Charles Xavier (Professeur X) et Erik Lehnsherr (Magneto).

 

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Jusqu'ici, mis à part Wolverine, on ne peut pas dire que les personnages de la saga aient été traités "dans le détail". Cet opus s'attache à réparer cette lacune avec une plongée dans la jeunesse de ceux qui deviendront le Professeur X et Magneto. Véritable point de mire du film, focalisant toute l'attention au détriment, parfois, d'une intrigue sous-jacente bien plus consistante qu'à l'accoutumée, les débuts de Charles et Erik lors de l'émergence de cette classe mutante, les balbutiements de leur relation complexe sont, ici, développés avec beaucoup de finesse. Et dans les deux role-lead, James McAvoy et Michael Fassbender explosent. Campant parfaitement les deux antagonistes, l'un distillant nonchalance, charme, enthousiasme et altruisme quand l'autre véhicule peine, haine, esprit de vengeance et amertume, ils mettent au diapason non seulement les bases de la saga, mais également l'émergence de leur amitié contrariée. Profonde, troublante, leur relation (crypto-gay?) fratricide retourne, passionne, fascine. Parfaitement complémentaires, et pourtant profondément antithétiques, ils édifient et cimentent l'ensemble du récit avec brio, qui, par ce biais, gagne en épaisseur.

 

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Parce que ses personnages sont mieux définis, plus habités, plus creusés, Matthew Vaughn a l'opportunité de soulever nombre de problématiques en filigrane de son intrigue principale. L'une d'elle, la plus saisissante sans doute, est celle qui s'interroge sur la destinée, le libre-arbitre orienté par le passé, le devenir de chacun par rapport à son vécu. Le paradoxe le plus frappant, là encore, repose sur les personnages de Charles et Erik, à travers lesquels luttent les notions de bien et de mal. Alors que l'un, qui n'a jamais manqué de rien, élevé comme un prince, à l'écart de ce que la vie a de cruel, devient quelqu'un de profondément altruiste, tourné vers les autres, compatissant et mesuré, l'autre, que le sort n'a pas épargné, frappé par les horreurs de la seconde guerre mondiale, nourrit de sombres desseins, prenant peu à peu le chemin de celui qui fut son bourreau et dont il entend néanmoins se venger avant de faire siens les préceptes de son ennemi. Un constat dont la noirceur participe à la profondeur du récit.

 

L'autre très belle réussite de ce X-Men First Class, c'est son contexte temporel très etoffé. A l'instar de Watchmen, on retrouve ici une uchronie ancrée dans les années 60, qui emprunte à l'époque symboles politiques (JFK), culturels (esprit 007) et vestimentaires, notamment à travers les femmes, très court vêtues, et le personnage de Sebastian Shaw, campé par un Kevin Bacon impeccable. Le gros coup de coeur revient aux panoplies de ces premiers X-Men, un rien kitsch, mais infiniment plus emblématiques. L'iconographie déployée est soignée, l'intrigue parsemée de détails politiques réels (crise des missiles de Cuba) réadaptés à la fiction (une troisième guerre mondiale initiée par les mutants, dans l'ombre), le tout appuyé par des images d'archives. C'est subtil, efficace. Suffisant.

 

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Pour une fois, les personnages secondaires, dans leur grande majorité, sont bien plus développés que dans les précédents opus. On pense notamment à Mystique et Le Fauve, plus fouillés, qui illustrent l'autre pan majeur du film: l'acceptation de soi, de sa différence, du regard des autres, l'intégration à la société, le désir d'être "normal". Et si certains autres, comme Azazel, manquent de présence parce que trop silencieux, on est loin du sentiment de vacuité latente qui handicapait le reste de la saga.

 

X-Men First Class a beau être plus fouillé, il n'en demeure pas moins un blockbuster efficace, qui n'oublie pas de divertir. Touches d'humour en pagaille (le cameo de Wolverine est anthologique), clins d'oeil (création du Cerebro...), légèreté ambiante concurrençant les aspects plus sombres du film... Si le spectacle est moins dense, il est plus qualitatif. On est loin d'un déluge d'effets spéciaux stériles. Ici, ils servent quelques scènes bien senties, sans outrance, qui marquent les esprits, que ce soit la confrontation de Erik à certains de ses tortionnaires ou la séquence, intense, de l'attaque des missiles, sur la plage.

 

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Prenant, dense, X-Men First Class assure un divertissement de qualité, qui interpelle par sa facture impeccable, sa richesse et son interprétation de qualité. A peine peut-on lui reprocher quelques raccourcis qui, à n'en pas douter par la fin ouverte, seront compensés dans deux vraisemblables suite, qui devraient être assurées par Matthew Vaughn, fourmillant d'idées pour une nouvelle trilogie. Des suites que j'attend avec une impatience infernale.

Publié dans Les C0ups de C0euR

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inthecrazyhead 17/07/2011 21:15



Violent cet affrontement ! :D 

Les deux volets réalisés par Singer sont d'excellentes factures à mes yeux, je les ai revus il n'y a pas longtemps (juste après First Class, l'envie était trop forte). Peut-être qu'il est vrai
que CERTAINS personnages manquent de profondeur, notamment ceux de Mystique, Cyclope et Tornade qui font presque de la figuration avec le peu qu'on sait d'eux mais hormis ces trois-là, les
personnages plus "importants", qui sont vraiment au coeur des films comme Malicia, Wolwerine, Jen sont vraiment travaillés. De plus, je trouve que le réalisateur prend son temps pour décortiquer
les premières expériences des jeunes contrairement à Vaughn qui balance un peu tout d'un coup, préférant montrer une évolution rapide et bien cash chez les jeunes pour plus se concentrer sur le
duo Erik-Charles. Bon, c'est pas qu'on va s'en plaindre vu que c'est l'un des points forts du film ..

Comme ça, je dirais que Singer et Vaughn sont complémentaires car que ce soit l'un ou l'autre, un tel volet complète un autre d'une certaine manière. Ceux de Singer sont plus creusés d'un point
de vue psychologique pour l'ensemble des personnages et celui de Vaughn est plus développé dans la relation entre celui qui donnera naissance aux X-mens et celui qui sera leur ennemi/allié selon
ses objectifs tout comme il place de vrais enjeux historiques mais survole un peu le malaise des jeunes mutants (hormis chez Mystique dont le personnage a nettement plus d'intérêt) tandis que
Singer les explorait avec méticullosité. 

Enfin, désolée du gros pavé mais je suis une fana des films x-mens. Egalement désolée si mon pavé n'est pas compréhensible, j'ai écrit le tout à chaud XD 



Ibtissem 04/07/2011 14:55



J'aime bcp ta critique! je suis bien d'accord avec ce que tu dis sur ce film =)


sinon je ne suis pas sûre qu'on puisse parler de reboot pour X men First class, mais plutôt de Prequel tout simplement. Un reboot recommence tout, comme si les précédents films n'avaient pas
exités. Comme le prochain Spiderman par exemple, avec de nouveaux acteurs, et où on va revivre la transformation de Peter Parker en Spidey =) 


 


Et merci bcp pour ton passage sur mon blog =D



Ashtray-girl 05/07/2011 13:18



Mais je t'en prie



inthecrazyhead 14/06/2011 09:49



Cet opus qui démarre une nouvelle franchise des x-men est pas mal du tout. Soigné, mélant habillement fiction et faits réels, dualité intéressante entre les deux personnages-clé et un bon rythme
font de ce x-men une promesse pour la suite. Mais je lui ai trouvé pas mal de défaut vu que je suis fort fan des 2rs volets réalisés par Singer. Je les ai trouvé excellents et avec ce x-men, on a
un peu l'impression d'assister à une redite concernant les thèmes brassés par Vaughn comme l'acceptation de soi, le libre-arbitre, ect. Dans le fond, il était impossible d'échapper à mais quand
même ... Sinon dans l'ensemble, c'est bon, reste seulement à paufiner certains points pour avoir une suite qui nous mettra surement plein la vue. Et qu'ils ne changent surtout pas les deux
acteurs principaux, ils sont excellents !  



Ashtray-girl 14/06/2011 12:41



C'est vrai qu'il y a redite, mais il était difficile d'y échapper étant donné qu'il s'agit d'un reboot... Ceci étant, très impatiente de voir la suite, même si, du coup, j'ai aussi
beaucoup de craintes concernant la façon dont l'aventure va se poursuivre... Plus la barre est placée haut...



Flow 13/06/2011 13:22



On est d'accord sur First Class, par contre, pour les opus de Singer, je rejoins Squizz. Je viens de les revoir est sans être des grands films, ils témoignent d'un réel attachement au matériau
d'origine. Et puis, on ne peut renier X-Men1 c'est lui qui a crée le prototype de l'adaptation de super-héros moderne.



Ashtray-girl 13/06/2011 21:23



Je sais pas, moi ils me laissent de marbre, ces films... De bonnes idées, quelques séquences réussies mais, dans l'ensemble, ça semble un peu vide tout ça... La plupart des adaptations de
comics ne m'ont pas convaincue, ceci dit, donc...



Ben 12/06/2011 15:58



Rupture dans le style, cependant il y avait encore mieux à faire en prenant à bras le corps la mythologie d'X-men, en l'amenant dans un passé plus sombre, le film reste trop adolescent pour faire
figure de pièce maitresse de la saga. toutefois il reste correct, parfois très intéressant ( scène de la plage )



Ashtray-girl 13/06/2011 01:03



Bah ça reste du blockbuster quoi, donc c'est clair que c'est encore assez "superficiel" dans le genre. J'aurais moi aussi apprécié quelque chose d'un peu plus sombre encore, mais la loi
du marketing passe aussi par là...