DHDB N°2: La vérité est-elle à ce point abominable?

Publié le par Ashtray-girl


IL N'Y A PAS DE MAUVAISES QUESTIONS: IL Y A SEULEMENT LES VÔTRES...



"Ou les miennes, en l'occurence. J'ai quand même le droit de me poser des questions (à la con), non? C'est MA rubrique d'abord! Non, mais!"




Comme on n'est pas encore bien rôdés vous et moi, je vais, pour cette fois encore, rappeler les enjeux de cette rubrique. DHDB a pour vocation de répondre à vos (mes) questions cinéphiliques, aussi diverses et stupides discutables soient-elles. Ainsi, pour le précédent numéro, nous étions-nous penché sur les relations ambigües du Capitaine Kirk et de Mr Spock mises en lumières par mon collègue Mymp. Aujourd'hui, c'est à mon tour de vous soumettre une "colle".

Je me suis longuement creusé la cervelle concernant une possible critique de L'Abominable Vérité, vu il y a quelques semaines. Avant d'en arriver à la conclusion amère - comme souvent - que pour parvenir à vous faire partager mon ressenti sur ce film, il me faudra au préalable définir précisément ce que ce ressenti recouvre. Autrement dit, il me faudra un autre visionnage, ce qui attendra la sortie du dvd. Ceci étant, point question de faire l'impasse sur le sujet pour autant. Il n'y aura point de critique pour le moment, mais il y aura mieux: un débat! Je sais que vous adorez...

En fait de débat, DHDB n°2 va prendre des allures de ring ambulant. Le match opposera les deux protagonistes de L'Abominable Vérité, j'ai nommé Abby Richter (Katherine Heigl) et Mike Chadway (Gerard Butler). A vous de les départager, et de tirer le vrai du faux. Qui a raison, qui a tort? Les hommes sont-ils réellement des primates dominants incapables du moindre sentiments? Les femmes sont-elles cruches au point de s'accrocher encore au concept du prince charmant? Les hommes sont-ils des menteurs tremblants dans leur coquille d'acier pour éviter les pics féminines? Les femmes sont-elles devenues des hommes bêta en puissance, au point d'en décourager les assauts?

Bref, à vous de définir qu'elle est l'Abominable Vérité...




          VS         



EDIT: Okay, donc, comme vous pouvez en juger d'après le curseur, pour le moment, point de vagues, la balle au centre. On se retranche derrière des considérations bienséantes en accord avec la tendance à l'égalité des sexes (genre, ne fachons pas le camp adverse surtout). Alors, histoire de mettre un peu de piquant, quelle est votre réaction lorsque vous apprenez que les scénaristes de cette Abominable Vérité sont... des femmes? Insolite, non? A vous de me dire.

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flo 17/03/2010 23:57


je pense que chaques personnes hommes ou femme est differente. bien sur il y a des traits qui reviennent plus souvent que d'autre mais deux hommes ne vont pas forcément réagir de la meme maniere
juste parce que ce sont des hommes.
idem pour les femmes. je pense que c'est un débat un peu simpliste, la frontière homme-femme est beaucoup plus floue et complexe que ca.


Ashtray-girl 19/03/2010 22:33


Je suis tout à fait d'accord avec toi, Flo. Pourtant, le film, lui, reste sur ce terrain particulièrement simpliste, hélas. Et le plus alarmant est sans doute qu'il ait été écrit par des femmes,
justement... Les clichés sexistes ont la dent dure.


Mickaël R.-G. 12/09/2009 15:19

Bien sûr que les personnages relèvent de caricatures dans la comédie romantique. Enfin, la plupart du temps. Et ici, le principe fonctionne à plein. La situation comique tient dans la rencontre hasardeuse de deux antithèses ambulantes : l'homme primal qui affirme et la femme réfléchie qui réagit (pour reprendre le schéma de Vincent qui se tient bien). Ce qui me dérange dans le film, ce n'est pas tant qu'il soit réac' (on pourrait voir un retour un peu viril de la masculinité et un rabachage de féminisme, mais la comédie décridibilse toute portée), mais bien que son mécanisme me semble vieillot, et pas si subtil. Et puis, ça ne marche que par à coups. La scène de danse est ainsi très jolie, et quelques répliques sont bien tranchantes, mais le reste, c'est du sucré stylé sexy pour tous publics. Le film finit par abattre les stéréotypes : le mâle bourru devient (substitut de) père attachant et sensible, la coincée romantique assume sa sexualité et ses désirs, et les deux se retrouvent. La morale : l'amour ne se commande pas, campé sur ses positions ne marche pas, s'ouvrir et succomber est la solution. Un classique éculé.

Ashtray-girl 13/09/2009 11:36


Je suis d'accord avec toi Mick, le côté très prévisible de l'ensemble m'a un peu déçue, moi aussi: d'emblée, il était évident que le salaud apparent
serait en fait un coeur de guimauve et que la nana coincée du c** serait nécéssairement une cochonne manipulatrice (pour rester dans la caricature). Et, effectivement, ça ne fonctionne que par
à-coups, et sans réelle subtilité, à l'image d'un final très convenu.
Mais bon, pour en revenir au débat, les deux partis pris mis en avant te semblent  très caricaturaux donc, discutables, si j'ai bien compris?


pinksataniste 12/09/2009 12:58

Toujours une bonne idée de privilégier le débat, mais du coup ta critique risque de tomber après la tempête. N'ayant pas vu le film, j'aimerais savoir quels sont les parti-pris, les positions du film concernant le thème homme/femme, puisque d'un avis à l'autre, d'un magazine à l'autre, on ne sait plus trop qu'en penser (entre les Inrocks qui voient ça comme un nouveau machin réac, et CinéLive qui trouve ça "pas si convenu")...

Ashtray-girl 13/09/2009 11:33


Hum... En fait, c'est assez - très - caricatural: tu as, d'un côté la working girl céli-battante qui s'assume et croit dur comme faire qu'avec une
check-list elle parviendra à trouver LE mec taillé sur mesure (tendance psychorigide donc), et de l'autre, le mec "basique", s'appliquant à asséner à qui veut bien l'entendre que les neurones des
mecs se situent effectivement sous la ceinture, qu'ils ne ressentent que peu d'émotions autres que physiques pour leurs comparses féminines, et que c'est d'ailleurs la faute de ces vilaines
fifilles devenues castratrices au fil du temps...
En gros, c'est ça.


Vincent 11/09/2009 19:03

Un peu sinon ça ne serait pas drôle. Après, leur finesse varie, rassure-toi.

Vincent 11/09/2009 17:40

Indéniablement, sinon on ne serait plus dans la comédie romantique pure.

Ashtray-girl 11/09/2009 18:20


Ah bon, tu crois que les comédies romantiques recèlent toutes de caricatures? (Mince, mes illusions en prennent un coup)