You close your eyes and hope that this is just imagination...

Publié le par Ashtray-girl7

Once & Again est en deuil. Qu'on se le dise.
Et le fait est assez rare pour être souligné, a fortiori lorsqu'il ne s'agit pas de pleurer un cinéaste ou un comédien à proprement parler, mais une icône musicale. Rien moins que le roi de la pop.


Je l'ai appris à 1h, ce matin.  Il s'agissait encore d'une info non confirmée entendue à la TV. Mais, lorsque je me suis ruée sur Google et que je suis tombée sur les dizaines de dépêches s'enchaînant autour du décès de Michael Jackson, il a bien fallu que je me rende à l'évidence.

Bambi n'est plus. C'est le choc.

Michael Jackson

On ne peut pas dire que je suis une "fan" du personnage, dans le sens où je n'ai jamais
collectionné ses albums, ni assisté au moindre concert, ni visionné aucun de ses lives, ni suivi son actu avec assiduité. Mais il fait partie de ma vie. De mon univers musical. Il est incontournable. Le genre d'élément dans le décor auquel on n'accorde plus vraiment
d'importance mais qui demeure fondamental. Un élément fondateur.

Michael Jackson, je l'ai découvert à l'âge de dix ou douze ans. ma mère écoutait en boucle, à une époque, la compilation HIStory: Past, Present and Future - Book 1. C'est comme ça que j'ai découvert, d'abord par écoute collatérale puis par réel goût de sa musique, ses compositions les plus emblématiques. Billie Jean, bien sûr, et puis Black or White, Beat It... J'ai dansé sur They don't care about us pour mes 13 ans, lors d'une choré improvisée avec mes potes de collège. J'ai tourné un clip à l'arrache sur Thriller pour Halloween à 16 ans. Je me suis inspirée de Little Susie pour un exercice d'écriture. J'ai utilisé les paroles de Smile pour écrire une lettre d'amour. She's out of my life est devenue, pour un temps, l'une de mes "berceuses". J'ai appris les paroles de Heal the world, comme un hymne a déclamer par coeur pour un monde meilleur...

Je ne suis pas fan, non. C'est autre chose. Quelque chose de plus profond mais de plus imperceptible qu'une passion dévorante pour tel ou tel artiste. J'ai un respect sans bornes pour son oeuvre, et le considérerais à jamais comme le meilleur dans son domaine. Comme tout le monde, j'ai entendu les rumeurs le concernant. J'ai suivi, de très loin, ses démêlées avec la justice. J'ai vu les photos de son visage jadis glorieux et aujourd'hui mutilé. Mais je n'y ai jamais vraiment prêté attention, ni accordé foi. En fait, peu m'importe ce qu'il est, en-dehors de sa musique. J'y voyais surtout un être en souffrance. Une étoile abimée.

Aujourd'hui, le choc est d'autant plus grand que son décès survient alors même qu'il s'apprêtait à remonter sur scène. Le voir privé de cet ultime salut me dégoûte énormément. Quel gâchis. J'épprouve une immense tristesse, sans bien savoir à quoi elle tient, ni si elle rime à grand chose. Ce que je sais, c'est que les étoiles brilleront un peu moins ce soir, à son passage. Et que, malgré sa disparition, il continuera d'être on ne peut plus présent, tant son leg est considérable.

L'Histoire est finie, mais le Mythe commence. Bambi n'est plus, mais la légende Jackson peut commencer à être relayée.

Smile, though your heart is aching
Smile, even though it's breaking
When there are clouds in the sky
You'll get by...

If you smile
Through your fear and sorrow
Smile and maybe tomorrow
You'll find that life is still worthwhile
If you just smile...

 

Pour lui rendre hommage, et parce qu'il était aussi un formidable danseur, retour sur l'un de ses morceaux les plus mythiques, qui a donné lieu à un court-métrage d'anthologie: Thriller.



Goodbye Bambi. We'll miss you... And I just can't stop loving you.

Publié dans The Majestic

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article